3.2iii : Troubles de santé mentale : Psychose
Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants – Partie I : Que sont les troubles concomitants ?
Dans : Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants (© 2008)
Aperçu : Problèmes de santé mentale

Sur cette page :

Le trouble psychotique est une maladie grave qui perturbe la façon dont une personne agit et pense, et ce qu’elle voit, entend
et ressent. De plus, il lui est difficile, voire impossible, de déterminer ce qui est réel et ce qui ne l’est pas.
Les symptômes de la psychose peuvent être positifs (quelque chose est « ajouté » à la personne, quelque chose qu’elle n’a
pas toujours en elle-même) ou négatifs (quelque chose est « retiré » de la personne ou il lui « manque » quelque chose).
Prévalence
Environ 1 pour 100 de la population aura un épisode de schizophrénie à un moment ou à un autre.
Symptômes
Les signes avant-coureurs de la schizophrénie comprennent les suivants :
- délaisser ses activités habituelles et s’isoler de sa famille et de ses amis ;
- avoir de la difficulté à se concentrer ;
- manquer d’énergie ;
- être confus ;
- avoir de la difficulté à dormir ;
- tenir des propos inhabituels, avoir de curieuses pensées ou agir différemment (p. ex., la personne peut devenir très préoccupée
par la religion ou la philosophie).
Cette première phase peut durer plusieurs semaines, voire des mois.
La gravité des symptômes et la nature chronique de la schizophrénie peuvent causer un handicap majeur. De plus, les membres
de la famille peuvent avoir de la difficulté à s’adapter à la situation, car elles se souviennent comment était la personne
avant la maladie.
Les symptômes positifs (symptômes qui se manifestent chez la personne) comprennent les suivants
- Idées délirantes : Les idées délirantes sont des croyances personnelles erronées ou irrationnelles. Environ le tiers des personnes schizophrènes
ont de telles idées, qui peuvent se manifester par une impression d’être persécutées, trompées ou harcelées et par des délires
de grandeur (une perception erronée de soi, p. ex., croire qu’on est célèbre).
- Hallucinations : Avoir des hallucinations, c’est entendre, voir, goûter ou vivre des choses qui n’existent pas. Les hallucinations les plus
courantes consistent à entendre des voix.
- Pensées désordonnées : Les pensées peuvent devenir décousues, de sorte que les conversations n’ont plus de sens. Les pensées
vont et viennent et il est impossible de se concentrer sur une seule. C’est ce qu’on appelle le trouble de la pensée. Ce trouble peut contribuer à l’isolement de la personne.
- Difficultés cognitives : La personne peut avoir des trous de mémoire ainsi que de la difficulté à se concentrer et à comprendre des concepts.
- Diminution du fonctionnement social ou professionnel : La personne peut éprouver des problèmes au travail ou à l’école ou
avoir de la difficulté à prendre soin d’elle-même.
- Comportement déviant : La personne est dans tous ses états, sans raison apparente.
Les personnes ayant la schizophrénie ont souvent des symptômes négatifs (ce que la personne perd ou ce qui lui manque), notamment
un affect « aplati » ou « émoussé ». Cela signifie que la personne a de la difficulté à démontrer ou à exprimer ses sentiments.
Elle se sent vide et semble tout à fait apathique, peu motivée et coupée du monde.
Cours de la maladie
Les risques d’être aux prises avec la schizophrénie sont les mêmes pour les hommes et pour les femmes. Toutefois, en général,
les hommes ont leur premier épisode à la fin de l’adolescence ou au début de la vingtaine tandis que les femmes l’ont quelques
années plus tard. Dans la plupart des cas, les symptômes de la maladie se manifestent de façon si graduelle qu’il s’écoule
beaucoup de temps avant que la personne qui les éprouve et sa famille ne se rendent compte de la maladie.
En général, l’intensité des symptômes de la schizophrénie varie avec le temps. Certaines personnes ont une forme atténuée
de la maladie et leurs symptômes ne se manifestent que quelques fois au cours de leur vie. D’autres éprouvent des symptômes
quasi permanents et doivent être hospitalisées pour assurer leur sécurité et celle d’autrui.
Page suivante >>>
