Rétablissement et espoir
Dans : Le trouble de la personnalité limite: Guide d'information à l’intention des familles. (© 2009 CAMH)
J’apprends à vivre avec ma perte et la souffrance et j’accepte ma fille telle qu’elle est. Je ne m’attends pas à un dénouement
heureux, mais j’ai un espoir un peu plus grand pour l’avenir et je sais que je ne suis pas seul.
— un membre d’une famille
Les recherches démontrent que l’on peut se rétablir d’un TPL et que le rétablissement est souvent de longue durée.
La route vers le rétablissement est différente pour chacun, que l’on soit la personne ayant le TPL ou un membre de sa famille
ou un ami. Se rétablir d’un TPL, c’est donner un nouveau sens à sa vie. À notre avis, O’Grady et Skinner (2007) illustre le
mieux ce qu’est le rétablissement : « un processus par lequel les personnes retrouvent leur estime de soi, leurs rêves, leur
confiance en elles, leur capacité, leur fierté, leur dignité et un sens à leur vie ».
Aussi bien la personne qui a le TPL que les membres de sa famille traverseront ce processus de rétablissement. À titre de
membre de la famille, vous pouvez susciter chez votre proche l’espoir que des changements sont possibles en lui offrant du
soutien pendant le long processus de rétablissement.
Cependant, il est important de comprendre que le rétablissement est semé d’embûches, parmi lesquelles des rechutes accompagnées
du retour à d’anciens comportements, et que la personne ne retrouvera pas nécessairement son niveau de fonctionnement précédent.
Sur la voie du rétablissement, le membre de votre famille touché par un TPL aura peut-être besoin de médicaments ou de traitements
supplémentaires.
Pour se rétablir de façon durable, les personnes qui ont un TPL doivent :
- être considérées comme des personnes uniques et importantes ;
- être traitées comme des êtres humains qui ont des objectifs et des rêves ;
- avoir la liberté de faire des choix et de prendre des décisions au sujet de leur vie ;
- être traitées avec dignité et respect ;
- accepter que leur cheminement personnel est unique et a pris une direction différente ;
- reconnaître que le rétablissement, c’est la possibilité de se libérer des symptômes en suivant un plan de traitement personnalisé
;
- reconnaître que la rechute est un aspect courant et prévu du rétablissement, mais qu’elle ne signifie pas qu’elles ont échoué
ou qu’elles ont perdu ce qu’elles avaient gagné ; il s’agit plutôt d’une occasion de tirer une leçon et de recommencer à aller
de l’avant ;
- avoir espoir en leur avenir ;
- s’engager dans une relation significative avec des personnes qui se soucient d’elles et qui n’ont pas de préjugés ;
- créer des habitudes et structurer leur journée en y incluant des activités intéressantes qui peuvent comprendre un travail
rémunéré ou non ;
- disposer d’un revenu fiable et constant ;
- vivre dans un logement stable, propre et confortable, que ce soit de façon autonome ou dans un logement supervisé ;
- accepter le fait que, pour se rétablir, elles peuvent être obligées de suivre un traitement structuré de jour en milieu communautaire
ou de recourir à des professionnels de la santé mentale ou de la toxicomanie ;
- reconnaître que les animaux de compagnie peuvent jouer un rôle important ;
- reconnaître que la spiritualité ou les croyances et pratiques religieuses peuvent jouer un rôle important.
De plus amples renseignements sur le rétablissement sont contenus dans le Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants.