À propos de la santé mentale et de la toxicomanie

Soutenir le membre de la famille qui a un TPL

Dans : Le trouble de la personnalité limite: Guide d'information à l’intention des familles. (© 2009 CAMH)

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Comment puis-je encourager une personne qui a un TPL à chercher un traitement ?

Comment puis-je soutenir un membre de ma famille pendant le traitement ?

Comment puis-je encourager une personne qui a un TPL à chercher un traitement ?

Faire les démarches pour obtenir de l’aide pour régler un problème de santé mentale peut souvent sembler accablant et effrayant, surtout si la personne a déjà eu de mauvaises expériences dans le système de traitement des problèmes de santé mentale. Cela est particulièrement vrai pour les personnes qui ont un TPL en raison de la complexité de leurs problèmes et de l’idée reçue selon laquelle elles sont « hostiles au traitement ». En outre, la personne ayant un TPL peut être incapable de voir la valeur du traitement, en particulier si un traitement antérieur n’a pas été efficace pour elle, et elle peut réagir en se mettant en colère ou en étant sur la défensive lorsqu’on lui suggère d’aller chercher de l’aide.

Parfois, le simple fait de demander de l’aide peut être difficile pour une personne dont la culture n’encourage pas le counseling ou l’aide extérieure. Cette personne aura peut-être de la difficulté à trouver le service dont elle a besoin parce qu’il n’y a pas de counseling ou, s’il y en a, il n’y en a pas dans sa langue. Vous pouvez communiquer avec votre groupe culturel local pour trouver les services propres à votre culture ou pour demander un interprète pour vous accompagner aux services de traitement disponibles.

Une personne qui a également une toxicomanie ou un autre problème qui relève d’un « autre système » peut s’être fait dire d’aller voir ailleurs. Malheureusement, dans certaines communautés, les systèmes de traitement des problèmes de santé mentale et de traitement de la toxicomanie sont mal coordonnés, mais des progrès sont réalisés dans beaucoupe de collectivités pour mieux les intégrer.

Dans le passé, on estimait qu’il fallait « confronter » la personne à ses problèmes pour l’inciter à accepter le traitement, mais en fait, cette façon de procéder avait l’effet contraire. On ne peut pas forcer une personne à suivre un traitement si elle ne le veut pas, mais on peut prendre certaines mesures pour soutenir cette personne au moment où elle sera prête à envisager un traitement, le cas échéant :

  • Informez-vous sur le TPL. Il est important de comprendre que le membre de votre famille qui est touché fait face à un problème de santé comme n’importe quelle personne qui a un problème de santé physique, et que les comportements que vous observez sont les symptômes de ce problème de santé. Il est utile de comprendre également que le TPL est le résultat de l’interaction de facteurs génétiques, biologiques et environnementaux et non des comportements que la personne a développés à la suite de ses propres actions ou du fait de sa propre volonté. Des documents et des sites Web utiles sont énumérés à la fin du présent guide.
  • Voyez quels services de traitement sont offerts dans votre collectivité. Vous pourriez d’abord parler à votre médecin de famille pour savoir le genre d’aide dont le membre de votre famille touché a besoin et les services qui sont disponibles. Vous pouvez également communiquer avec Service Info Santé mentale Ontario  ou la filiale de l’Association canadienne pour la santé mentale de votre région. Vous pouvez également consulter le service psychiatrique de votre hôpital, les centres de santé mentale communautaires et les organismes de santé et de services sociaux qui servent des groupes culturels et linguistiques spécifiques, votre guide spirituel ou les services de counseling de votre confession religieuse, ou encore un conseiller du programme d’aide aux employés de votre lieu de travail.
  • Posez-vous des questions comme les suivantes pour déterminer ce qui convient le mieux au membre de votre famille :
    1. Où l’établissement est-il situé ?
    2. Est-ce un service offert à l’hôpital ou en milieu communautaire ?
    3. Le programme est-il offert dans une clinique de consultation externe ou en établissement, ou est-ce un programme de jour ?
    4. Quels sont les critères d’admission et comment la personne touchée est-elle orientée vers l’établissement ?
    5. Quel genre de programme est offert et quelle en est la durée ? Est-ce un programme spécialisé de traitement du TPL ?
    6. En quelle langue les services sont-ils offerts ? Des services de traduction sont-ils offerts ?
    7. Combien y a-t-il de professionnels à l’emploi de l’établissement ?
    8. Y a-t-il un programme de suivi ou de soins continus ?
    9. Dans quelle mesure les membres de la famille peuvent-ils participer ? Y a-t-il un programme pour les membres de la famille ?
    10. Si le membre de votre famille touché est une femme, y a-t-il une femme thérapeute disponible pour le counseling individuel ?
    11. Si le membre de votre famille touché est une femme et que le traitement est offert en groupe, le groupe est-il animé ou co-animé par une femme thérapeute ?
    12. S’il s’agit d’un programme en établissement, y a-t-il des zones réservées aux femmes, en particulier, des chambres ?
    13. Si le membre de votre famille touché a des enfants à charge, y a-t-il des services de garde ou des programmes destinés aux enfants ?
    14. Les services sont-ils payants?
  • Aidez le membre de votre famille à prendre rendez-vous.
  • Offrez de l’accompagner à son rendez-vous s’il vous demande votre soutien.
  • Obtenez du soutien pour vous-même, soit en participant à un programme de soutien ou de traitement offert par des professionnels aux membres des familles, soit en vous inscrivant à un groupe d’entraide. L’information et le soutien d’autres personnes peuvent vous aider dans votre relation avec le membre de votre famille touché et peut encourager ce dernier à demander de l’aide pour lui-même.
  • Prenez soin de vous-même et incitez les autres membres de la famille à en faire autant.

Hospitalisation involontaire

Souvent, les proches d’une personne touchée comprennent difficilement pourquoi cette personne ne peut pas être hospitalisée involontairement pour obtenir les soins dont elle a besoin. Cependant, en Ontario, comme dans la plupart des autres provinces canadiennes, une personne ne peut être déclarée « malade en cure obligatoire » que si un médecin croit qu’elle est susceptible de se faire du mal (automutilation ou tentative de suicide) ou d’en faire à autrui (violence) ou encore de subir un affaiblissement physique grave (ne pas manger, ne pas boire ou ne pas prendre ses médicaments) à cause d’un trouble de santé mentale. En vertu de la Loi sur la santé mentale de l’Ontario, une personne peut être admise à l’hôpital dans les trois cas suivants :

• Lorsqu’une personne fait preuve d’inconduite, la police est autorisée à l’emmener se faire examiner par un médecin si elle considère que cette personne représente un danger pour elle-même ou autrui ou qu’elle ne peut pas prendre soin d’elle-même.

• Lorsqu’il n’y a pas de danger immédiat, toute personne peut présenter à un juge de paix des renseignements selon lesquels un individu représente un danger pour lui-même ou pour autrui ou ne peut prendre soin de lui-même, et le juge de paix peut ordonner l’examen de cet individu par un médecin. Le juge de paix doit remplir la formule 2 qui autorise la police à amener l’individu chez un médecin.

• Si un médecin a évalué une personne dans les sept jours précédents et estime que la personne peut représenter un danger pour elle-même ou pour autrui ou qu’elle ne peut pas prendre soin d’elle-même, il peut ordonner que la personne soit examinée par un psychiatre. Il doit remplir la formule 1 qui autorise la police à emmener la personne se faire examiner.

Lorsque la personne est conduite dans un établissement psychiatrique, un médecin peut la retenir jusqu’à 72 heures pour une évaluation psychiatrique, mais aucun traitement n’est autorisé sans le consentement du patient. Après ce délai, la personne doit être libérée ou admise à titre de patient en cure facultative ou obligatoire, conformément à la Loi sur la santé mentale.

Des modifications apportées récemment à la Loi sur la santé mentale et à la Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé permettent aux proches d’une personne qui a une maladie mentale grave et aux professionnels de la santé d’intervenir à un stade précoce de la maladie en vertu de critères de mise sous garde révisés qui permettent de mettre en œuvre une procédure de traitement ou de soins et de surveillance en milieu communautaire en vertu d’une ordonnance de traitement en milieu communautaire. Une telle ordonnance vise à fournir un traitement en milieu communautaire à des personnes qui pourraient autrement satisfaire aux critères d’une hospitalisation continue. Plus précisément, une ordonnance de traitement en milieu communautaire est rendue dans le cas d’une personne qui est susceptible de se faire du mal ou d’en faire à autrui ou encore de subir une détérioration mentale ou physique importante ou un affaiblissement physique grave à cause d’un trouble de santé mentale, à moins de recevoir un traitement ou des soins et de la surveillance en milieu communautaire. Certains autres critères doivent également être remplis avant que le médecin ne signe l’ordonnance de traitement en milieu communautaire. Pour un complément d’information sur les ordonnances de traitement en milieu communautaire, visitez www.health.gov.on.ca/fr/

Ce qu'il faut faire en cas de crise

Le Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants établit une distinction entre une crise et une urgence. « Une crise se produit lorsqu’une personne sent qu’elle ne peut pas contrôler ses sentiments et ses comportements et a de la difficulté à composer avec les exigences du quotidien. » Cela peut se manifester par des accès de colère, des gestes de violence ou des actes d’automutilation. Une crise peut se développer tranquillement sur un certain nombre de jours ou exploser soudainement. Quand une personne ayant un TPL craint d’être abandonnée ou de perdre un appui, une crise risque fort de se produire, par exemple, quand un membre de la famille ou un thérapeute s’en va pour quelque temps ou quand la personne touchée craint que les progrès qu’elle a réalisés puissent signifier qu’elle doit devenir plus autonome et, par conséquent, perdre ses appuis (Gunderson et Berkowitz).

Voici ce que vous devriez faire pour gérer une crise à court terme :

  • Demeurez calme et continuez de soutenir votre proche. Évitez de crier, quelle que soit l’ampleur de son comportement et même si ce que votre proche dit vous blesse.
  • Reconnaissez ce que votre proche peut ressentir ou dire ; indiquez-lui que vous l’avez entendu et que vous essayez de comprendre ce qu’il peut ressentir.
  • N’ayez pas peur de demander à votre proche s’il a des idées suicidaires. Un comportement suicidaire peut être une tentative d’atténuer la douleur émotionnelle ou de communiquer la souffrance.
  • Prenez les mesures convenues dans le plan d’action en cas de crise s’il en existe un.
  • Aidez votre proche à communiquer par téléphone avec son médecin, son thérapeute ou l’équipe de traitement ou offrez-lui de le conduire où il doit se rendre (p. ex., chez son thérapeute, à l’hôpital).
  • Si votre proche a violé une entente qu’il avait prise avec vous concernant son comportement, attendez que la crise soit passée pour en discuter.

Vous devriez également élaborer un plan de gestion de crise à long terme :

  • Discutez avec votre proche et son médecin ou thérapeute des mesures à prendre en cas de crise.
  • Assurez-vous que votre proche participe à toutes les décisions concernant le plan de crise et que ses souhaits sont respectés.
  • Au moyen de la Fiche d’information en cas de crise élaborez un plan de crise de concert avec votre proche et d’autres membres de la famille, s’il y a lieu.
  • Le plan de crise peut comprendre une section sur les tâches que chacun doit accomplir, par exemple, qui accompagnera le membre de la famille en crise à l’hôpital et qui communiquera avec l’équipe de traitement.
  • Notez les renseignements importants dans votre plan de crise, par exemple, les numéros de téléphone du médecin de votre proche, de son thérapeute et de l’hôpital, ainsi qu’une liste des médicaments qu’il prend.
  • Conservez le plan de crise dans un endroit bien en vue.
  • Vous pourriez copier certains renseignements du plan de crise sur une « carte de crise » suffisamment petite pour que votre proche puisse la garder sur lui. Cette carte pourrait également contenir des coordonnées personnelles, par exemple, le numéro de téléphone de membres de sa famille, une liste des médicaments qu’il prend et des moyens à utiliser pour qu’il se calme.
  • Informez-vous sur les services offerts en cas de crise dans votre collectivité. Si votre proche est déjà connu dans le système de santé mentale, vous devriez demander avec qui vous ou votre proche devriez communiquer si son comportement se détériore, pour inscrire ce renseignement dans votre plan de crise. Certaines collectivités ont des équipes de crise mobiles basées au service psychiatrique de l’hôpital local qui se déplaceront pour évaluer la situation.

Pour de plus amples renseignements sur la façon de gérer une crise, consultez le Guide à l’intention des familles sur les troubles concomitants.

Ce qu'il faut faire en cas d'urgence

Parfois une crise peut devenir une urgence. Il y a urgence lorsqu’il y a menace de suicide, menace de violence, jugement affaibli, prise de décisions inconséquentes ou consommation d’alcool et d’autres drogues qui vous préoccupe.

Dans certaines circonstances, le membre de votre famille acceptera de plein gré de parler à son médecin ou à son thérapeute ou encore de se rendre à l’urgence de l’hôpital. Dans d’autres cas, vous devrez appeler le 911. Ce peut être une décision difficile à prendre. Inévitablement, l’arrivée de la police ou de tout autre service d’urgence éveillera la curiosité des voisins. Vous et le membre de votre famille touché souhaitez peut-être garder pour vous son problème de santé mentale, mais la sécurité est prioritaire, en particulier lorsqu’un risque de blessure ou des intentions suicidaires sont en cause. Si vous percevez un danger pour vous-même ou pour autrui, n’hésitez pas à quitter les lieux et à téléphoner au 911 d’un autre endroit. Lorsque vous appelez le 911, dites au standardiste que votre proche a besoin d’une aide médicale d’urgence, communiquez son diagnostic et précisez que vous avez besoin d’aide pour le transporter à l’hôpital.

Selon le genre de formation que le service de police de votre localité a reçu par rapport aux crises de santé mentale, vous devrez peut-être intervenir pour défendre les intérêts de votre proche. Cela peut être particulièrement important si le membre de votre famille est susceptible de réagir négativement à la présence de policiers en uniforme. Il est utile d’écrire le nom des policiers, le numéro de leur insigne et l’heure à laquelle ils ont répondu à votre appel au cas où vous auriez des préoccupations sur la façon dont le problème a été géré.

Lorsque la situation d’urgence comporte des menaces de suicide

  • Il faut prendre au sérieux une personne qui menace de se suicider ou qui dit souhaiter mourir.
  • Parmi les signes avant-coureurs du suicide on relève les suivants :
  • sentiment de désespoir, pessimisme
  • actes récents d’automutilation
  • repli sur soi
  • problèmes de sommeil
  • consommation accrue d’alcool et d’autres drogues ou excès de table
  • le fait de liquider ses affaires ou de donner ses biens les plus précieux
  • menace de suicide ou le fait d’exprimer le désir de mourir
  • le fait de parler du moment « où je ne serai plus là »
  • le fait de parler de voix intérieures qui lui disent de faire quelque chose de dangereux
  • le fait d’avoir un plan et les moyens de l’exécuter

Échange de renseignements concernant le traitement avec les membres de la famille

En général, la communication de renseignements médicaux ou de renseignements sur le traitement concernant une personne à d’autres personnes, que ce soit d’autres membres de la famille ou des particuliers ou organismes fournisseurs de soins nécessite un consentement exprès. Dans ces situations, un consentement serait habituellement un consentement écrit.

Il est vrai que les membres de la famille peuvent jouer un rôle important en soutenant le changement et en développant des compétences nouvellement acquises. Cependant, certains professionnels de la santé hésitent à faire participer les membres de la famille ou à discuter avec eux, particulièrement s’ils croient que la famille est la « cause du problème ». Si le membre de votre famille vit encore à la maison et qu’il est à votre charge financièrement, vous sentez peut-être que vous devriez avoir un droit moral de participer à son traitement. Cependant, si votre proche est capable de prendre des décisions concernant son traitement, un professionnel de la santé ne peut vous communiquer des renseignements sans le consentement du membre de votre famille touché. Pour donner son consentement, cette personne devra signer une formule à cet effet dans le bureau du médecin.

Certains programmes de traitement offrent des programmes pour les familles. Il peut s’agir de séances de thérapie familiale avec la personne qui a un TPL et les membres de sa famille. Il est plus fréquent que des groupes d’entraide et d’information destinés spécifiquement aux familles donnent des renseignements sur le TPL, les moyens dont disposent les membres des familles pour s’occuper de la personne qui a le TPL et des stratégies pour prendre soin d’eux-mêmes.

Consentement au traitement

En Ontario, une personne a le droit d’accepter ou de refuser un traitement dans la mesure où elle est capable de le faire, c’est-à-dire qu’elle peut comprendre les renseignements qui sont nécessaires à la prise de cette décision et évaluer les conséquences raisonnablement prévisibles de son consentement ou de son refus. Il n’y a pas d’âge minimum pour ce qui est du consentement ; si une personne est capable, elle peut prendre ses propres décisions quant à son traitement, quel que soit son âge.

Le consentement au traitement doit être « éclairé », c’est-à-dire que la personne a reçu toute l’information nécessaire et qu’on a répondu à toutes ses questions concernant le traitement, et donné volontairement, et ne doit pas avoir été obtenu au moyen d’une déclaration inexacte ni par fraude. Lorsqu’une personne n’est pas capable de donner un consentement éclairé, son mandataire spécial doit être consulté à cette fin. La Loi de 1996 sur le consentement aux soins de santé établit une hiérarchie de personnes qui peuvent agir à titre de mandataire spécial.

Que faire en cas de démêlés avec la justice ?

L’Ontario offre des programmes de soutien et de déjudiciarisation dans de nombreuses communautés, qui ont pour rôle de défendre les intérêts des personnes qui ont des problèmes de santé mentale et de leur famille lorsque ces personnes ont des démêlés avec la justice, et de soutenir ces personnes. Les programmes de déjudiciarisation visent à éviter aux personnes ayant un problème de santé mentale qui ont commis des infractions mineures d’entrer dans le système de justice pénale en les orientant vers des traitements et un soutien en milieu communautaire. La ligne d’information de Service Info Santé mentale Ontario a une liste des programmes de défense et de soutien, dont beaucoup sont parrainés par l’Association canadienne pour la santé mentale. Les renseignements sur la ligne d’information sont donnés dans la section sur les ressources  du présent guide.

Le système juridique peut représenter une expérience terrifiante pour les nouveaux arrivants au Canada, en particulier s’ils ne maîtrisent ni le français, ni l’anglais. Les ressources où ils peuvent obtenir des conseils et de l’aide comprennent les organismes ethniques, les cliniques d’aide juridique qui ont de l’expérience dans les services aux nouveaux arrivants au Canada, les chefs de groupes confessionnels et les programmes d’interprètes culturels.

Le membre de votre famille peut également être orienté pour une évaluation et un traitement éventuel vers un établissement de psychiatrie médico-légale s’il est jugé inapte à subir un procès ou si un verdict de non-responsabilité criminelle est rendu en raison d’un trouble de santé mentale. Pour un complément d’information sur le système de psychiatrie médico-légale en Ontario, consultez le document Le système ontarien de services psychiatriques médico-légaux : Guide d’information dont les coordonnées figurent dans la section sur les publications du présent guide.

Comment puis-je soutenir un membre de ma famille pendant le traitement ?

Le traitement du TPL est un travail de longue haleine qui nécessite souvent un engagement de plusieurs années. Les progrès ne sont pas toujours simples et il y aura des embûches en cours de route, notamment des rechutes comportant un retour aux anciens comportements en période de crise ou de stress. Voici quelques suggestions qui pourraient vous être utiles :

  • Encouragez votre proche à suivre son traitement, à prendre ses médicaments en suivant la prescription et à adopter un mode de vie sain en mangeant bien, en faisant de l’exercice, en prenant le repos dont il a besoin et en s’abstenant de consommer de l’alcool et d’autres drogues s’il y a un problème à cet égard.
  • Reconnaissez que le changement peut être stressant et difficile à réaliser. La personne qui suit un traitement et doit faire des progrès, acquérir de nouvelles compétences et devenir plus autonome peut craindre que les membres de sa famille cessent de la protéger et de la soutenir et la laisse se débrouiller seule. Cette crainte peut provoquer une rechute et raviver d’anciennes méthodes d’adaptation négatives comme l’automutilation ou les tentatives de suicide. Il est important que les membres de la famille soutiennent le proche touché dans ses progrès par des mots d’encouragement qui indiqueront à leur proche qu’ils réalisent combien le changement est difficile.
  • Aidez votre proche à établir des buts réalistes et à y travailler un à la fois, une étape à la fois. Certes, vous ne voulez pas décourager votre proche, mais il est important de vous rappeler l’équilibre précaire qui existe entre la volonté d’indépendance et la peur de l’abandon. Par exemple, un but réaliste pourrait être de s’inscrire à un cours à l’université pour un trimestre plutôt qu’à un programme complet, trouver un emploi adapté à ses capacités ou emménager dans un foyer de groupe au lieu de quitter le foyer familial pour aller vivre seul dans un logement.
  • Assurez un milieu serein en situation de crise ou de conflit. Il est important de reconnaître que certains des symptômes du TPL, dont les émotions intenses et douloureuses, l’incapacité de se séparer d’êtres chers, même pour de courtes périodes, et les idées bien arrêtées, sans nuances, sur les personnes ou les situations (entièrement bonnes ou entièrement mauvaises) peuvent facilement mener à une crise ou à un conflit familial. Prenez le temps d’écouter ou trouvez du temps plus tard si vous êtes incapable de faire face à la situation à ce moment précis. L’important c’est que la personne qui a le TPL soit écoutée et validée.
  • Restez optimiste, même si le changement s’opère lentement. Les périodes où les symptômes sont absents ou très atténués augmenteront à mesure que votre proche et vous-même apprendrez de nouvelles techniques pour faire face aux rechutes.
  • Le plus important c’est de ne pas vous sentir obligé de régler tous les problèmes. Vous devez laisser votre proche assumer certaines responsabilités, essayer de nouveaux comportements et assumer ses comportements négatifs.
  • Si vous avez des inquiétudes, communiquez avec votre médecin de famille ou l’équipe de traitement de votre proche, ou encore, en cas d’urgence, appelez le 911.
Le trouble de la personnalité limite : Guide d’inf

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